Parle-moi de l'Education Populaire ! - Ligue de l'enseignement de l'Essonne
Parle-moi de l'Education Populaire ! - Ligue de l'enseignement de l'Essonne
Le portail de la Ligue de l’Enseignement « La Ligue de l’Enseignement- Histoire et mémoire militante » permet une approche permettant à chacun d’appréhender de manière simple ou approfondie, interactive et documentée sa connaissance de l’éducation populaire et de ses implications dans les actions de la Ligue et de la FOL74.
Le portail s’ouvre sur sept grands domaines : Accueil et éducation populaire, Education, Culture, Vacances, Sports, Laïcité, Archives.
Chaque domaine comporte plusieurs rubriques: Récits, Portraits, Textes de référence, Expositions virtuelles ainsi qu’une chronologie sous forme de menu déroulant offrant un accès rapide aux repères historiques essentiels et à de nombreux documents et archives.
Pour chaque domaine un quiz permet en quelques questions de vérifier ses connaissances.
A consommer sans modération !
Au coeur de la Ligue de l'enseignement - La Ligue de l'Enseignement
La FOL 74 promeut l'éducation popualire dans les projets éducatifs de tous ses secteurs d'activité.
Education du peuple par le peuple, outil de développement de la citoyenneté, de l’esprit critique et de la démocratie, école de la tolérance et de la laïcité, l’éducation populaire repose naturellement sur l’initiative associative pour concourir à la co-construction de l’intérêt général aux cotés des politiques publiques.
Comme l’ensemble du secteur associatif elle est menacée par les politiques budgétaires ( le projet de loi de finances pour 2026 prévoit des coupes budgétaires d’environ 1 milliard ), par la substitution à une politique de subvention publique et de partenariat d’ une politique de mise en concurrence, d’appels d’offre, de marchés publiques et de prestation de service mettant à mal l’initiative citoyenne.
Mais elle est également menacée par la reprise en main économique et politique du monde associatif visant à l’élimination de tout esprit critique ou de désobéissance civile.
Quelques exemples :
- Le Conseil d’Etat a dû annuler le 11 aout 2021, la décision de dissolution de l’association « Les Soulèvements de la Terre » en rappelant au gouvernement que les actions promues par cette association « se sont bien inscrites dans les prises de position de ce collectif en faveur d’initiatives de désobéissance civile »,
- Le Tribunal administratif de Poitiers a rappelé 10 novembre 2023 au Préfet de la Vienne qu’une subvention ne pouvait être retirée à l’association Alternatiba dès lors qu’une formation à la désobéissance civile ne constituait pas, en soi, une violation du CER…..
- Le 23 octobre 2025, le Haut Conseil à la Vie Associative a été saisi par 102 médias associatifs du domaine de l’information pour qu’il rende un avis sur la répression politique visant certaines associations notamment via le CER et l’opacité des procédures d’attributions de subventions. Dans un avis du 3 décembre 2021 le HCVA avait déjà formulé des réserves sur la création du CER.
- Une note de l’Observatoire des libertés associatives, citée le 15 octobre 2025 par Médiapart, révèle qu’une note du Ministère de l’Intérieur demande aux Préfets de trier les bonnes associations susceptibles de bénéficier de subventions du FDVA et d’en exclure, a priori, celles jugées peu respectables en raison de leur engagement public.
Les atteintes aux libertés associatives se mutliplient notamment depuis les élections municipales d'avril 2026.
Le nouveau maire d'extrême droite de Carcassonne a supprimé la subvention municipale de la Ligue des Drotis de l'Homme et expulsé les confédérations Syndicales de la Bourse du Travail de la ville.
Le nouveau maire d'extrême droite de Carpentras a supprimé la subvention municipale allouée au Planning Familial.
Une veille de ces atteintes est disponible sur le site de l'Observatoire des Libertés Associatives qui les recueille, les recense, les documente, en établit une cartographie et les analyse dans des rapports d'enquêtes accessibles à tous dans son centre de ressources.
Le 18 octobre 2023, devant la Commission culturelle et de l’éducation de l’Assemblée nationale, un parti d'extrême droite a proposé l’amendement suivant :
« Nous proposons de réduire le financement…des associations à caractère politique, qui ne respectent pas le principe de laïcité et de neutralité du service public de l’éducation. Il n’est pas acceptable que l’Etat soutienne des associations qui, au nom de l’éducation à la citoyenneté et à l’esprit critique mènent des activités de propagande idéologique et politique ».
Ce parti proposait la suppression des subventions allouées notamment au Planning Familial, SOS Racisme et à la Ligue de l’Enseignement au motif pris qu’ elle a « pour objectif de lutter contre la banalisation des thèses de l’extrême droite ».
Le 13 octobre 2025, en assemblée plénière du Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine, ciblant le militantisme des associations d'éducation populaire, ce même parti s'est opposé au financement d'une charte d'engagement citoyen favorisant l'accès à la culture par l'éducation populaire pour la jeunesse, "en soutenant qu'elle masquerait un militantisme politique porté par des mouvements d'éducation populaire contre le RN".
C'ets pourquoi l'éducation populaire est un courant de pensée incompatible avec les idées d'extrême dtoire.
Sur l'ensemble des difficultés rencontrées par le monde associatif, et plus particulièrement par les mouvements d'éducation populaire, on se raportera aux travaux du CESE que vous pouvez consulter en cliquant sur les boutons ci-dessous.